Les mots de la crise ont résonné mercredi soir : A l’Istiqlal, l’heure des comptes a commencé

Abbas El Fassi est désormais  face aux siens. Mercredi 4 janvier, la traditionnelle réunion du comité exécutif de l’Istiqlal avait les forts accents d’un procès à charge. De nombreux membres de cette instance exécutive ne cachent  pas leur colère : le secrétaire général a, selon des militants, mal géré la participation istiqlalienne au gouvernement Benkirane. C’est le choix des ministres et la nature des portefeuilles obtenus par l’Istiqlal qui sont mis en cause. Les caciques du parti fondé par Allal El Fassi entendent  bien demander des explications au premier des Istiqlaliens. Et la séance d’explication a commencé mercredi, 24 heures après la nomination par le Roi du gouvernement conduit par l’islamiste Abdelilah Benkirane.
« Mercredi, cette première rencontre avec Abbas El Fassi a été houleuse. Et ceux qui ont pris la parole n’ont pas manqué de dire tout le mal qu’ils pensaient de la gestion relative à notre participation à cet exécutif. Un dossier géré par le seul Abbas El Fassi ! » rappelle cet Istiqlalien du comité exécutif. « L’heure de la reddition des comptes a commencé », annonce notre interlocuteur
Pour la première fois de l’histoire de la citadelle « Istiqlal », les militants n’ont caché ni leurs griefs ni leurs reproches à l’encontre de leur leader. Effet  du Printemps arabe et du mur de la peur qui tombe ? Probablement. En tout cas pour cet Istiqlalien de la première heure, les langues se délient, la revendication de la démocratisation traverse l’ensemble de la société et «  l’Istiqlal ne saurait être hors du mouvement ». Une colère noire s’installe à tous les étages. L’organisation de la femme istiqlalienne, la jeunesse de ce parti mais aussi de nombreuses figures du comité exécutif ont sonné le tocsin des hostilités. A l’Istiqlal, le silence n’est plus une règle sacrée. Les mots de la crise ont résonné hors des murs du siège historique du parti, situé à un jet de pierres de Bab Al Had. Une première.
Ce sont les ministres choisis par Abbas El Fassi pour représenter l’Istiqlal au sein du gouvernement Benkirane qui ont fini par mettre le feu aux poudres et alimenter une crise qui n’en finissait pas de couver depuis le début des tractations pour la formation de ce cabinet.
La liste finale présentée par le secrétaire général a créé bien des surprises et, surtout, provoqué la colère noire des ténors du plus vieux parti marocain. Les ministrables et protégés de Hamid Chabat, le patron de l’aile syndicale de l’Istiqlal, ont été écartés, visiblement à la dernière minute. Le patron de la jeunesse istiqlalienne, El Kihel, et Kenza Ghali, tous deux pro-Chabat et  pressentis ministres jusqu’au dernier moment sont balayés. «Les ministres proposés par Abbas El Fassi ont peu à voir avec l’Istiqlal», déclarera à la presse A. Bekkali, membre du comité exécutif de l’Istiqlal à la veille de la formation du gouvernement. Une déclaration non démentie par celui qui est rédacteur en chef d’Al Alam et qui, dit-on, serait rentré en résistance.

Briser l’omerta

Parmi ces ministres qui représenteront désormais l’Istiqlal et qui ont suscité l’ire des caciques de cette formation politique, Youssef Amrani, un Istiqlalien qui avait quitté le parti pour faire carrière aux affaires étrangères. «A la formation de son gouvernement, en 2007,  Abbas El Fassi l’avait pourtant refusé malgré des suggestions pressantes venues d’ailleurs», confie cet ancien ministre de l’Istiqlal. Le choix de Fouad Diouri, ministre de l’Energie, des Mines, de l’Eau et de l’Environnement,  neveu de M’hamed Diouri et cousin d’Adil Diouri  a, lui,  laissé pantois les militants. On ne  lui connaîtrait aucune relation avec l’Istiqlal sinon celle de la proximité familiale. Mais c’est la ministrabilité de Mohamed Loufa qui a battu tous les records d’une surprise toute istiqlalienne. Ambassadeur en poste à l’étranger depuis une quinzaine d’années, Louafa était quasiment en rupture de ban avec l’Istiqlal même si on le donnait, ici et là, comme successeur potentiel d’Abbas El Fassi. «Probablement parce qu’il a épousé la fille d’Allal El Fassi. A l’Istiqlal, le sceau familial est encore plus important que le lien partisan et le militantisme. Et je crois qu’ils sont de plus en plus nombreux ces Istiqlaliens qui veulent dénoncer cette fatalité et briser l’omerta », analyse ce cadre qui se revendique pourtant de l’héritage d’Allal El Fassi.
Les Istiqlaliens de l’instance exécutive devaient se revoir en présence du secrétaire général, hier, jeudi, en fin d’après-midi.  «Nous n’avions pas terminé notre réunion. Les prises de parole ne sont pas achevées. Nous écouterons ensuite les explications de  Abbas El Fassi». Que va-t-il se passer et quelles seront les conséquences de la réunion de jeudi ? «Il est encore prématuré d’en parler. Mais il faut attendre la suite des événements», fait savoir ce dirigeant du parti. A l’évidence, les Istiqlaliens en colère comptent bien nourrir la chronique politique.

Le sommet WAC-MAS se solde sur une issue de parité : La mauvaise passe des Rouges se poursuit

Le sommet WAC-MAS se solde sur une issue de parité : La mauvaise passe des Rouges se poursuit
Le WAC a été accroché par le MAS (1-1)  dans un match disputé mercredi au Complexe Mohammed V à Casablanca, comptant pour la mise à jour du calendrier (10ème journée) du championnat national Elite 1 de football.
Nonobstant le résultat, ce classique a tenu toutes ses promesses et fut d’un niveau digne du standing de ses deux protagonistes. Une partie emballée d’entrée de jeu qui a vu les locaux ouvrir la marque par l’entremise de l’infortuné Mustapha Lamrani qui a marqué contre son camp, prolongeant de la tête une balle arrêtée transformée par Yassine Lakhal.
Sauf que ce n’était que partie remise, puisque les Fassis sont parvenus à remettre les pendules à l’heure sur un penalty tiré par Hamza Bourazzouk.
Les deux adversaires ont beau manœuvré le reste du temps, mais sans réussir à tromper la vigilance des keepers Nadir Lamyaghri et Anas Zniti qui veillaient bien au grain.
Une issue de parité qui ne devrait pas arranger les affaires du Wydad qui en est à son septième nul, contre cinq victoires et deux défaites. Le club qui peine à s’imposer - sa dernière victoire remonte à la 12ème manche contre le CRA- traverse depuis un bon bout de temps une mauvaise passe et tous les signes présagent d’un départ imminent du coach Michel Decastel.
Suite à ce résultat, le WAC se retrouve en quatrième position en compagnie du Chabab d’Al Hoceima avec 22 points, soit huit longueurs de retard sur le FUS, leader. Quant au MAS, il partage le septième poste avec le CODM et le HUSA avec un total de 16 points, mais avec deux matches en moins pour l’équipe fassie. Pour le premier, le MAS doit attendre le verdict de la Commission de discipline sachant que la rencontre face au CODM a été arrêtée par l’arbitre, en raison d’actes anti-sportifs, au moment où l’équipe meknassie menait au score par un but à zéro. Quant au second, il est prévu mercredi prochain face au KAC pour le compte de la 12ème journée.
Par ailleurs, le bal de la quinzième manche, dernière journée de la phase aller, sera ouvert ce soir (19h30) par la confrontation qui mettra aux prises le HUSA et le KAC au stade Al Inbiâat à Agadir.
Sur le papier, la balance penche du côté de l’équipe soussie qui s’est ressaisie de la plus belle manière, alignant deux succès de rang face au Wydad à domicile et au Difaâ d’El Jadida à l’extérieur. Aux Gharbaouis, dont la demeure est secouée par une grave crise ayant débouché sur la démission du président Hakim Doumou, de déjouer les pronostics.
Cette journée devra se poursuivre samedi par la programmation de trois rencontres, à savoir Raja-DHJ, WAF-MAT et AS.FAR-CODM. Les matches restant auront lieu dimanche avec à l’ordre du jour IZK-JSM, CRA-MAS, OCS-WAC et FUS-OCK.

Levée de boucliers des ONG contre le gouvernement Benkirane : Halte à la discrimination contre les femmes !

Levée de boucliers des ONG contre le gouvernement Benkirane : Halte à la discrimination contre les femmes !
Elles sont outrées et elles le font savoir. Le fait que le gouvernement Benkirane ne compte qu’une seule femme en son sein a provoqué l’ire de l’ensemble des ONG féminines qui espéraient que les dispositions constitutionnelles relatives à la parité seraient appliquées par l’actuel Exécutif malgré son caractère conservateur.
Pour Fouzia Assouli, présidente de la Ligue démocratique des femmes marocaines, la régression est insupportable. Ceci d’autant plus que l’équipe El Fassi comptait à un certain moment sept femmes. L’affaire est donc entendue : « Le gouvernement Benkirane viole les dispositions constitutionnelles sur la parité ».
Idem pour Saâdia Saâdi, présidente de l’Association Amal, qui déclare haut et fort que « c’est une régression, une honte d’autant plus qu’il s’agit du premier gouvernement nommé après l’adoption d’une Constitution qualifiée de révolutionnaire ».
Pour Khadija El Yamlahi, membre du Groupe socialiste à la Chambre des représentants, il s’agit d’un « grand bond en arrière ». Quant à Horia Tazi, membre du Conseil national de l’USFP, elle estime que « la présence d’une seule femme au gouvernement est une régression au moment où la parité a été consacrée par la Constitution ».

Fouzia Assouli, présidente de la LDDF : «Le gouvernement Benkirane viole les dispositions constitutionnelles»

La liste du gouvernement est finalement tombée. Le moins que l’on puisse dire est que des relents de machisme s’en dégagent. Encore une fois, la femme est reléguée à l’arrière-plan et ce n’est pas faute de compétences. Que d’espoirs déçus parce que la montagne a accouché d’une souris. Au lieu de faire un pas en avant, on en fait plutôt deux en arrière. En effet, le précédent gouvernement  d’Abbas El  Fassi comptait bien sept femmes et maintenant on se retrouve avec une seule. Ce qui a fait sortir plus d’une femme de ses gonds. C’est le cas de Fouzia Assouli, présidente  de la Ligue  démocratique pour les droits de la femme, fervente militante des droits de la femme qui  n’a pas manqué de déverser toute sa colère sur le choix d’Abdelilah Benkirane fraîchement nommé chef de gouvernement. Dans une déclaration accordée à Libé, elle a qualifié la présence d’une seule femme au sein du gouvernement  d’un « mauvais signe, voire un recul dangereux ».
 Pour elle,  le gouvernement Benkirane a violé  d’emblée la Loi suprême qui consacre le principe de la parité et garantit le respect des droits économiques et politiques de chaque citoyen. « C’est dans cet esprit qu’on s’attendait à ce que le tiers des portefeuilles soit confié à des femmes. Celles qui ont lutté et fait entendre leurs voix haut et fort afin d’arracher leurs droits. Finalement, le résultat est décevant», nous a-t-elle confié avant de poursuivre : « C’est à croire que toutes les tractations et les difficultés pour composer ce gouvernement ne concernaient que les hommes quant au choix des ministères qui leur revenaient, la participation de la femme n’étant pas prioritaire ».
Pour elle, la responsabilité de cette situation incombe en premier lieu au chef de gouvernement Abdelilah Benkirane qui a  le devoir de veiller au respect de la parité. « Les autres leaders politiques devaient également présenter plus de femmes. Et dire que  le Parti du progrès et du socialisme a conditionné son alliance pour la composition  du gouvernement par le respect de la parité hommes-femmes. Des promesses qui sont restées malheureusement à ce stade», s’est-elle insurgée.
La présidente de la LDDF ne mâche pas ses mots. Elle estime que c’est  aberrant que certains membres du gouvernement désigné aient déclaré que  le choix a été élaboré sur la base des compétences et non sur le  genre. « Est-ce à dire que la matière grise manque effroyablement chez la gent féminine ?  Bien sûr que non, puisque le Maroc regorge de potentialités féminines dans tous les domaines et qui ont déjà fait leurs preuves. C’est réellement une volonté politique», a-t-elle remarqué.  Mais Mme Assouli ne compte pas en rester là. « Nous sommes là pour rappeler à quiconque veut l’entendre que le gouvernement ne peut se placer au-dessus de la Constitution. Dans un premier temps, nous allons publier un communiqué afin de faire part de notre position et  condamner cet état de fait. Ensuite, après la déclaration du gouvernement, nous établirons les démarches à suivre. Peut-être serons-nous acculées à saisir le Conseil constitutionnel afin de rétablir l’ordre », a-t-elle conclu.

Saâdia Saâidi, présidente de l’Association Amal :  «Halte à la discrimination contre les femmes !»


C’est avec des propos pleins de verve que Saâdia Saâidi, présidente de l’Association Amal femmes en mouvement pour une vie meilleure, commente la configuration du nouveau gouvernement. Cette militante des droits de la femme n’en revient pas de cette aberration. «C’est une régression, une honte d’autant plus qu’il s’agit du premier gouvernement instauré après une Constitution qualifiée de révolutionnaire. Une Loi suprême qui a fait de la protection des droits de l’Homme en général  et de ceux de la femme en particulier une priorité ». A ce stade, Mme Saâidi se demande comment on en est arrivé là. La responsabilité incombe à l’ensemble du gouvernement. Ni le Parti de l’Istiqlal ni le PPS n’ont  veillé à une bonne représentativité des femmes, confirme-t-elle. C’est vraiment regrettable car ces femmes qui, à travers une lutte acharnée, ont pu acquérir des droits âprement arrachés,  entendent bien les préserver.
Pour parer au plus urgent, la présidente de l’Association Amal compte lancer un mouvement appelé «Halte à la discrimination contre les femmes ». C’est un mouvement social, une sorte d’appel, explique-t-elle, ouvert à tous ceux qui sont épris de justice, que ce soit les partis politiques, les associations ou  les personnalités. Il veillera en premier lieu à l’application des dispositions de la Constitution.
Alors dorénavant le gouvernement doit compter avec la  présence de ce mouvement qui observera tous ses faits et gestes.

Khadija El Yamlahi, députée ittihadie : «Un net recul par rapport aux gouvernements précédents»

Khadija El Yamlahi, militante associative et membre du Groupe socialiste au sein de la Chambre des représentants, est profondément outrée. «Je ne serais sans doute pas originale en disant qu’en occultant la représentativité des femmes, le gouvernement nommé a fait un grand bond mais en arrière. Un net recul par rapport aux gouvernements précédents. Ce faisant, il a violé les dispositions de la Constitution qui prône la parité et l’égalité. Les mouvements féministes mécontents de leur représentativité au sein de toutes les instances politiques se voient infliger ainsi une sacrée humiliation».
Par ailleurs, on retrouve chez elle le même sentiment de déception qui marque les propos de toutes les militantes. Elle reproche ainsi aux autres partis représentés au gouvernement de ne pas avoir présenté des femmes ou le cas échéant de ne pas les avoir défendues. « Mais nous ne nous avouerons pas vaincues pour autant »,  ajoute-t-elle
En tant que parlementaire, Khadija El Yamlahi promet qu’elle portera haut et fort sa voix à travers la commission sociale afin de continuer à défendre ses compatriotes.
 

Houria Tazi, membre du Conseil national de l’USFP : «La présence d’une  seule femme au gouvernement est une régression»

Houria Tazi, militante associative et membre du Conseil national de l’USFP en joignant sa voix à celle des autres, considère, pour sa part, la présence d’une seule femme au gouvernement  comme «une régression au moment où la parité a été consacrée par la Constitution». Elle se dit indignée par cette décision  et réclame que lumière soit faite à ce sujet. « Nous aimerions être informées sur la réalité des tractations menées par le gouvernement », réclame-t-elle. Les partis de la majorité ont-ils simplement présenté des femmes ? Ont-elles eu au moins leur chance ? Des questions qui demandent des réponses instamment. Par ailleurs, Mme Tazi déclare que la représentativité politique de la femme est une question de gouvernance, voire une question sociale qui nous concerne tous. Pour la protéger, il faut renforcer les solidarités au niveau de toutes les instances.
Cette fervente militante abonde dans le même sens en rappelant que le Maroc a fait des progrès dans l’approche genre à travers les instances du gouvernement, notamment les ministères des Finances et du Développement social. Mais malheureusement, par cette initiative, le gouvernement d’Abdelilah Benkirane vient stopper l’élan entrepris dans la voie du progrès et particulièrement de l’approche genre. 




Affrontements entre jeunes et forces de l’ordre : Taza s’embrase pour la deuxième fois

Affrontements entre jeunes et forces de l’ordre : Taza s’embrase pour la deuxième fois
Une journée violente à Taza, ce mercredi 4 janvier. Les graves affrontements entre jeunes et  forces de l’ordre  ont duré plus de huit heures. Des dizaines de blessés de part et d’autre, selon des sources concordantes. Bilan lourd, puisque l’hôpital Ibn Baja n’a cessé durant toute la journée d’accueillir les victimes de ces heurts qui ont démarré à la mi-journée. Plusieurs autres blessés, légers notamment, ont préféré rester chez eux, de peur d’être arrêtés à l’hôpital.
Les faits. Ces violents incidents ont commencé lorsque des dizaines de jeunes relevant du groupe des licenciés et un autre groupe de l’Association nationale des diplômés chômeurs, étaient en sit-in devant le siège de la province, une forme de protestation qui dure depuis plusieurs mois déjà. Une forte présence des forces de l’ordre autour des entrées de la province a été remarquée depuis le petit matin. Dès  mardi, des bruits couraient que des jeunes diplômés chômeurs allaient envahir le siège de la province.
Pour ces jeunes, le ras-le-bol était tel qu’il n’était plus possible d’adopter les mêmes formes de protestation. Car le gouverneur de la province «n’accorde aucune importance au dossier de l’intégration des jeunes dans le monde du travail», a indiqué une source du groupe des chômeurs licenciés.
L’ambiance était terne, les visages crispés. Un état de siège qui annonçait une explosion. Le bras de fer a dégénéré vers le coup de 11h30 lorsque les jeunes se sont dirigés vers l’entrée principale de la province. Des bousculades ont ainsi eu lieu entre manifestants et forces de l’ordre. Puis, on était venu  aux mains au point de basculer dans des heurts regrettables. Le nombre des jeunes allait gonfler en un temps record. Le siège de la province, lieu des émeutes, est situé à proximité du quartier populaire de Koucha. Vers midi et demi, un groupe d’étudiants a rejoint le camp des émeutiers sensiblement plus nombreux que les éléments du SEMI qui se sont vu renforcer vers la fin de l’après-midi.
Selon des témoins, plusieurs éléments de la sécurité ont été blessés lors des affrontements, dont l’un grièvement. Une estafette a été complètement incendiée. Tout cela, explique un défenseur des droits humains, était évitable si le gouverneur menait bien une politique sociale ou du moins s’il jouissait de la vertu d’écoute et de dialogue. C’est la deuxième fois que cela arrive en quelques mois seulement, une solution s’impose. Pas en présence de l’actuel gouverneur, commentent des observateurs locaux.

Les farrachas prennent d’assaut villes et cités du pays

Les farrachas prennent d’assaut villes et cités du pays
Il n’est pas une ville ou cité du Royaume qui ne soit pas aujourd’hui envahie par ces marchands ambulants qu’on appelle “farrachas” qui ont choisi  chaussées, rues et artères comme lieux de vente.
Les espaces publics sont occupés au détriment des piétons et des conducteurs d’engins. De la marchandise de tous genres est exposée à la vente.
C’est un phénomène qui pousse comme un champignon. C’est devenu commun! Donc  tout le monde semble s’y accommoder, autorités locales et citoyens. Ces derniers y trouvent parfois leur bonheur, ce qu’ils recherchent, ce qu’ils désirent...
Les magasins qui ont pignon sur rue, gênés dans leur commerce par ces intrus, ont décidé eux aussi de devenir des farrachas  en étendant leurs activités dans l’espace public.
Résultat?: nos villes et nos cités, quelle que soit leur importance, se trouvent aujourd’hui dans une situation d’étouffement et de désordre. La circulation piétonnière ou automobile devient impossible sans parler des nuisances sonores provoquées par les marchandages et tractations qui se font à haute voix.
Nos villes et cités se trouvent ainsi  prises  en otages par les “farrachas” qui envahissent l’espace public.
Il est vrai que les autorités compétentes font de temps en temps des descentes pour donner la chasse à ces intrus d’un autre âge. Pourtant, ces marchands continuent à s’adonner au commerce informel. Autrement dit, ils échappent à l’impôt! De ce fait, ils ne contribuent pas aux ressources de l’Etat, et donc ne participent pas à financer les dépenses publiques.  
Les “farrachas”, phénomène qui a débuté timidement, a pris aujourd’hui  une ampleur démesurée qui constitue une tache noire dans nos villes. Mais les autorités compétentes donnent l’impression d’être dépassées par l’événement. Comme d’autres corps de métiers, ils se sont constitués en groupes de pression imposant leur propre loi. Va-t-on les laisser faire indéfiniment? et donc sans réagir? N’est-ce pas que l’autorité de l’Etat est mise à rude épreuve?

La tutelle administrative sur les terres collectives

Journaux Maroc
Les terres collectives constituent aujourd’hui un véritable réservoir foncier (près de 12 millions d’hectares en surface soit près du tiers du territoire ayant une valeur agro-sylvo-pastorale). La problématique des terres collectives se présente potentiellement comme un phénomène humain, économique et social d’une grande ampleur :

– Plus d’une quarantaine de provinces et préfectures concernées,

– 4631 collectivités ethniques, regroupant près 2,5 millions d’ayants droit et une population totale estimée à plus de 10 millions d’habitants.

Les terres collectives appartiennent à des groupes ethniques et étaient régies dans le passé (avant l’avènement du protectorat) par les normes coutumières (dites aussi « Orf »). Ces terres collectives étaient inaliénables. Elles ne pouvaient être vendues ou louées puisqu’elles appartiennent à la tribu et que c’est à celle-ci que revient leur usufruit. Elles étaient exploitées de manière collective par le biais de l’usufruit ou de la jouissance du revenu de ces terres par les ayants droits.

– Le dahir du 26 rejeb 1337 (27 avril 1919) organisant la tutelle administrative des collectivités ethniques et réglementant la gestion et l’aliénation des biens collectifs a introduit des nouveautés ayant codifié et figé des pratiques ancestrales et très diversifiées de gestion et d’exploitation des terres collectives. En effet:

– Même si les terres collectives appartiennent à la communauté ethnique et sont, par conséquent, inaliénables, le dahir sus mentionné a permis au Protectorat de gérer les terres collectives à travers l’instauration de la tutelle de l’Etat, laquelle tutelle s’exerce à travers celle du Ministère de l’Intérieur qui a mis en place le Conseil de tutelle dans lequel siègent les représentants de la Jemâa, du ministère de l’Intérieur et des Eaux et forêts. Cela implique qu’aucune décision ou initiative concernant les terres collectives ne peuvent être entreprises sans l’agrément de ce ministère et du Conseil de tutelle.

– Ce Dahir met également l’accent sur le rôle des Nouabs (représentants) de la Jemâa notamment en matière d’établissement des listes des ayants droits, de résolution des conflits et d’exécution des décisions du Conseil de tutelle.

– Ces terres peuvent être affectées (partagées en parts attribuées à des ayant droits) ou non affectées (exploitées pour le compte de toute la communauté).

– Par ailleurs, le Dahir stipule la possibilité de céder ces terres à des fins d’investissement. Du temps du Protectorat, des terres étaient cédées à des compagnies ; en contrepartie ces dernières s’engageaient à investir dans l’infrastructure des terrains de la Jemâa mère. Les terres collectives peuvent être également cédées à une institution étatique ou à une commune soit par accord mutuel entre les collectivités locales et le Conseil de tutelle soit par expropriation forcée.

La promulgation de la loi du 19 mars 1951, à propos des terres collectives se trouvant dans des territoires urbains ou dans les périphéries des villes, autorise leur cession sous réserve d’obtenir l’accord du Conseil de tutelle sur le prix de vente et que la moitié des revenus soit placée dans l’infrastructure ou dans les travaux agricoles dans les terres restantes.

Après l’indépendance, le Maroc n’a pas rompu avec ces pratiques dans la mesure où l’essentiel des dispositions du Dahir Protectorat ont été maintenues :

– La loi du 25 Juillet 1969 a envisagé un certain nombre de mesures sous le nom de Code des investissements agricoles. Dans le cadre de l’expansion de l’agriculture irriguée et de l’intensification de l’investissement dans ce secteur, un des dahirs de ce code transforme les terres collectives se trouvant en zones d’irrigation en terres Melk indivises. C’est ainsi que les terres ont été attribuées aux ayants droits. Cette loi reconnaît qu’à la mort du bénéficiaire, sa part n’est pas distribuée mais attribuée à l’un des héritiers à condition que le reste des héritiers soient indemnisés et que le Conseil de tutelle intervienne en cas de conflits.

– Eu égard à l’expansion des centres urbains à partir des décennies 70 et 80, le ministère de l’Intérieur a promulgué une circulaire (333) réglementant la cession des terres collectives au profit des établissements publics ou collectivités locales pour la réalisation de projets économiques et sociaux. Parmi les dispositions de cette circulaire, celles réglementant l’accès des ayant droits à des lots de terrain ou des logements. La circulaire 333 précise la méthode de cession des terres ; elle explique, en sus du prix au mètre carré, que des lots de terres ou logements doivent être accordés, en compensation des cessions, aux ayants droits pour les préserver de la précarité et l’exode vers les bidonvilles.


Libération

Presse Marocaine

Côte d’Ivoire: Le Maroc peine à évacuer ses ressortissants

Journaux Maroc
Le rapatriement de 256 ressortissants marocains de la Côte d’Ivoire a du mal à démarrer. Il vient d’être reporté, pour la deuxième fois en moins de trois jours, à cause de la dégradation de la situation sécuritaire dans ce pays.

L’intensification des combats entre les troupes loyales au Président sortant Laurent Gbagbo, et celles d’Alassane Ouattara, Président reconnu par la communauté internationale et le manque, voire l’inexistence de techniciens à l’aéroport d’Abidjan, ont forcé le Boeing 747 affrété par le Maroc à rebrousser chemin.

Pour les autorités marocaines, il n’est pas question de jouer avec la vie de nos concitoyens, tant que la situation sécuritaire est chaotique. «Leur intégrité corporelle est primordiale pour nous», nous a précisé Jaafar Debbagh, directeur du pôle d’action sociale et éducative au sein du ministère chargé de la Communauté marocaine résidant à l’étranger.

Pour lui, la difficulté du démarrage de l’opération d’évacuation s’explique par le fait que plusieurs Marocains résident dans les principaux lieux d’affrontements, notamment ceux qui se trouvent près de la résidence de Gbagbo et du palais présidentiel.

« En ces endroits, les gens ne peuvent pas se déplacer vers l’aéroport par peur des balles perdues ou de possibles exactions. C’est pourquoi on leur a demandé, par le biais des services de notre ambassade sur place, de rester chez eux, jusqu’à ce que la situation s’éclaircisse», nous a-t-il affirmé.

Pourtant, le Royaume, a souligné notre interlocuteur, suit de près la situation à travers une étroite coordination avec le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération, le ministère chargé de la Communauté marocaine résidant à l’étranger et l’ambassade du Maroc à Abidjan.  

«Notre ambassade mène avec l’ensemble des membres de la communauté marocaine en Côte d’Ivoire des actions pour identifier et recenser les Marocains qui souhaitent quitter le pays et essaie également de subvenir à leurs besoins en nourriture, soins médicaux et autres», nous a-t-il confié.

Concernant les 10 ressortissants marocains, qui ont été accueillis dernièrement au Camp Port-Bouet à Abidjan, par des militaires français de l’opération Licorne, M. Debbagh nous a confirmé que six personnes parmi elles allaient être déplacées vers Dakar avant d’être transférées vers le Maroc par le ministère de la Communauté marocaine résidant à l’étranger. Quant aux quatre autres, elles n’ont pas encore choisi leur destination.

Le directeur du pôle d’action sociale et éducative nous a rappelé que sur les 500 Marocains vivant toujours en Côte d’Ivoire, seuls 256 ont demandé leur rapatriement vers le Maroc et que près de 430 autres ont déjà regagné le Royaume depuis le début des combats, en décembre 2010.

Selon certaines sources, la situation humanitaire à Abidjan est devenue préoccupante du fait du manque de nourriture et des fréquentes coupures d’eau et d’électricité.

Les habitants passent la plupart de leur temps cloués chez eux. Ils sont à bout. Les rues sont désertes et les pillards font la loi.


Libération

Presse Marocaine

Un vent de fronde souffle sur le Polisario

Journaux Maroc
Mohamed Abdelaziz aux abonnés absents
Un vent de panique souffle depuis plusieurs semaines sur le quartier général du Polisario à Tindouf. En effet, le secrétaire général du Front, Mohammed Abdelaziz, bouderait ostensiblement les réunions de l’exécutif de son mouvement séparatiste, signifiant ainsi son mécontentement face aux évolutions récentes de la situation.

Entre autres points de frictions figurent les prétentions de sa jeune garde prétorienne -qui souhaiterait qu’il se retire des affaires et qu’il accepte un poste honorifique, laissant ainsi la place à un leader qui serait moins favorable aux positions intransigeantes d’Alger. Ce fait irrite ostensiblement le patron du Polisario qui croyait avoir maté la révolte qui couvait au sein des camps en retournant, puis en réprimant avec l’aide de la DRS algérienne, une manifestation de jeunes devant son propre QG.

Inspirés par le Printemps arabe, des mouvements de jeunes sahraouis avaient, en effet, distribué des tracts appelant à se révolter contre le parti unique et le népotisme qui règne au sein du Polisario. Ils avaient annoncé, dans la foulée, leur intention d’organiser une manifestation à l’intérieur des camps, chose inédite, interdite et, toujours, réprimée dans le sang.

Ayant eu vent de cette fronde, Abdelaziz avait alors battu le rappel de ses troupes et fait distribuer prébendes et force portraits de sa personne afin qu’ils soient affichés par de faux manifestants grassement rétribués et soi-disant acquis à sa cause.

Malgré les menaces et la forte présence de troupes armées notamment de kalachnikovs et d’autres armes de poing, les jeunes ont conspué le leader du Polisario, chose qui l’a fait entrer dans une profonde déprime. Il a donc décidé de ne plus prendre part, jusqu’à nouvel ordre, aux réunions des instances dirigeantes de son mouvement.


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Presse Marocaine

La Commission des finances passe les affaires d’Al Omrane au peigne fin

Journaux Maroc
Des opérations qui interpellent les députés
Al Omrane n’a pas fini de faire l’actualité. Mardi, il était au centre de débats fournis sous la Coupole et au sein de la commission des finances de la Chambre des représentants. Avec, à la clé, de lourdes accusations visant ledit holding. Des noms et pas des moindres ont été cités, en liaison avec des affaires qui nécessitent, à coup sûr, enquêtes et investigations pour que la vérité soit connue.

Ainsi donc Al Omrane aura fait l’objectif de monopole de la part de Fouad Ali Al Himma, Mounir Majidi et Illias Al Ammari. Sport et affaires seraient allés de pair pour les deux derniers qui ont fait profiter leurs clubs respectifs, le FUS de Rabat et Chabab Rif d’Al Hoceima de la manne d’un Omrane qui ne s’est jamais soucié des autres clubs.

S’il n’y avait que cela. D’autres affaires allaient être citées en présence du ministre de l’Habitat Taoufiq Hjira et du président du directoire dudit holding, Badr Al Kanouni. Pour Ahmed Zaidi, chef du Groupe socialiste à la Chambre des représentants, soulever le dossier Al Omrane s’inscrit dans la stratégie établie par le Groupe en vue d’ouvrir le débat sur un certain nombre d’établissements publics.

L’intervention d’Ahmed Zaidi a été principalement axée sur le rôle dudit holding, à savoir de régulateur des marchés fonciers et du logement au profit des ménages à faibles revenus ainsi que sur la stratégie qui sera adoptée pour en faire bénéficier, particulièrement, cette dernière frange. Chiffres à l’appui, Ahmed Zaidi a rappelé la régression du taux des logements sociaux et la faiblesse des résultats réalisés dans ce domaine, alors que la loi de Finance de 2011 a instauré, selon lui, plusieurs mesures visant à encourager la construction de ces logements ainsi que l’appui des prometteurs immobiliers et des personnes au revenu limité à travers des exonérations fiscales pendant 10 ans.

Dans son allocution, il s’est interrogé également sur les compétences de cette institution quant à la préparation de l’assiette foncière, en se basant sur les chiffres présentés qui n’apportent rien de nouveau et sur la diminution de son produit net. Et de s’interroger aussi sur les résultats de l’enquête menée au sein d’Al Omrane par l’Inspection générale des finances.

Tout en appelant à évaluer l’expérience des nouvelles villes créées, Ahmed Zaidi a demandé des éclaircissements sur la situation de ces pôles pour contribuer à l’allègement de la pression urbanistique sur les grandes villes, et si elles sont en mesure de répondre aux besoins en services et équipements de base, tels le transport, les espaces verts, les écoles, entre autres

A rappeler que le Groupe socialiste à la Chambre des représentants avait, lors d’une précédente réunion de la commission des finances tenue fin mars et en présence du ministre de l’Habitat et du président du Directoire Al Omrane, demandé de s’informer du fonctionnement, de la gestion financière et commerciale de ce groupe ainsi que de ses réalisations, particulièrement le logement économique, la requalification des quartiers sous-développés. Le président du Groupe socialiste s’était interrogé également sur la politique poursuivie par le ministère de l’Habitat et d’Al Omrane pour l’éradication totale des bidonvilles, la surenchère des coûts qui ne sont ni à la portée des familles démunies ni de celle des bourses modestes, la limite de la réserve foncière, la lenteur du recouvrement auprès des bénéficiaires des logements.


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Harcèlement des syndicalistes et du personnel

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Le mouvement de contestation se poursuit à l’ONDA
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Le bras de fer entre le personnel et la direction de l’ONDA continue. Et pour cause : certains syndicalistes ont reçu des menaces pour les intimider et les dissuader de poursuivre leur mouvement de protestation. D’après des sources internes, des directeurs régionaux de l’Office ont fermement transmis au personnel le mécontentement de l’administration contre leur participation aux deux derniers sit-in observés dans différents aéroports. Un directeur local à l’aéroport Mohammed V aurait même, d’après nos sources, menacé le personnel qui, selon lui, a été filmé lors du dernier sit-in de vendredi 2 avril. Ce qui a exacerbé la tension entre les deux parties. Les syndicalistes refusent ce type de harcèlement et sont déterminés à aller jusqu’au bout. Ils comptent poursuivre leur série de sit-in chaque vendredi comme cela a été convenu lors de leur réunion du mois dernier suite à l’échec des négociations avec l’administration. Affiliés à la FDT, les syndicalistes envisagent de hausser le ton si l’administration poursuit ses pressions directes et indirectes sur le personnel et les syndicalistes. Des pressions qui, d’après l’un des militants FDT, ne feront que motiver les grévistes à poursuivre leur lutte. Celui-ci nous a déclaré que les dernières menaces de l’administration ont multiplié le nombre de manifestants qui sont résolus à observer en masse le sit-in du vendredi prochain.

Rappelons que le personnel dénonce entre autres, «la mauvaise gestion de l’Office, le copinage, le favoritisme et les harcèlements, l’absence de toute visibilité concernant le plan de carrière, l’absence de motivation et des avantages sociaux, l’instabilité socio-professionnelle au sein des différents départements, notamment ceux des ressources humaines, du marketing et de la communication», résume un syndicaliste. Des dysfonctionnements qui ne favorisent pas le bon rendement du personnel démotivé sur tous les plans. D’après les syndicalistes, «les salaires n’ont pas été révisés depuis bien longtemps. Les promotions internes se font de plus en plus rares sauf pour quelques privilégiés qui chapeautent des services avec un comportement indigne envers les subordonnés qui font leur travail sans le moindre remerciement de leur part. Les formations continues semblent abolies avec le temps. Les frais de déplacements varient d’un personnel à un autre sans le respect du barème en vigueur. Les recrutements ayant fait objet d’une enquête judiciaire à l’époque de l’ancien directeur se font presque de la même manière avec l’actuel management. L’attribution des responsabilités et des missions se font par sympathie et non pas par compétence. «La liste des points noirs soulevés par les syndicalistes est longue. «Mais l’administration refuse d’ouvrir un dialogue responsable en vue de trouver des solutions à ces problèmes. C’est pourquoi nous allons poursuivre notre lutte malgré les manœuvres de l’administration. D’autant que tout le personnel est mobilisé dans ce sens», affirme un responsable syndical.

Il est à noter que le bureau syndical s’est mobilisé auparavant pour transmettre les revendications du personnel à l’administration. D’où la réunion entre le bureau syndical à laquelle ont participé également les représentants du bureau syndical des techniciens d’électricité et de la maintenance et le directeur général de l’Office du 22 février dernier. Cette rencontre qualifiée de fiasco par les syndicalistes s’est soldée par des promesses qui n’ont jamais vu le jour. Et pourtant le directeur général avait promis, selon un communiqué des syndicalistes, la résolution de la situation du personnel, à savoir «la révision des salaires, l’amélioration des conditions de travail, l’application d’une réelle politique de gestion des ressources humaines basée sur des critères professionnels en encourageant les compétences, le remboursement des heures supplémentaires, la formation continue, la promotion interne sur la base de critères professionnels et du rendement des candidats aux postes de responsabilité, etc», précise le communiqué de la FDT.

Au moment où nous mettions sous presse, les responsables de l’ONDA sont restés aux abonnés absents. Certains, notamment les différents responsables du service de la communication et du marketing, étaient en réunion depuis deux jours. Ce qui nous empêche de présenter la version de l’administration dans cette crise interne qui ne tardera pas à éclater. D’après des sources concordantes, une enquête aurait été diligentée, à un haut niveau, pour comprendre les tenants et les aboutissants de cette crise qui ternit l’image de l’Office. Surtout que les manifestations du personnel aux différents aéroports s’ajoutent à la politique de communication de l’Office souvent pointée du doigt. «Les modestes participations aux différentes compétitions sportives et aux manifestations à l’échelle nationale, au cours desquelles les responsables de l’Office se pressent sur les podiums pour marquer leur présence aux côtés des célébrités, ne suffisent pas pour véhiculer l’image tant attendue de cette entité au cœur de la stratégie touristique et économique du pays», conclut un syndicaliste averti.


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