3ème édition des Journées du patrimoine : Les Casablancais invités à regarder autrement leur ville

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2866253 4052475 3ème édition des Journées du patrimoine : Les Casablancais invités à regarder autrement leur ville
L’Association Casamémoire, l’Institut français de Casablanca, le ministère de la Culture (direction régionale de Casablanca), Conseil régional du tourisme et la ville de Casablanca s’associent pour célébrer, du 15 au 17 avril 2011, «Les Journées du patrimoine de Casablanca».
Organisé sous l’égide de Mutual Heritage, cette manifestation s’inscrit dans le cadre de la célébration de la Journée internationale des monuments et des sites, instituée le 18 avril 1982 par l’ICOMOS (une organisation non-gouvernementale internationale de professionnels œuvrant à la conservation des monuments et des sites historiques dans le monde) et approuvée, l’année suivante, par l’UNESCO.
Ces journées offrent une occasion au grand public et particulièrement aux Casablancais de regarder autrement leur ville et d’apprécier à sa juste valeur le patrimoine culturel et architectural de la Cité blanche.
Trois jours durant, «les Casablancais découvriront les trésors architecturaux et les sites patrimoniaux de leur ville, des lieux rarement accessibles. Des guides-médiateurs leur feront connaître l’histoire riche et passionnante de leur ville. Les visiteurs auront le plaisir de découvrir les quartiers des Habous, de l’ancienne médina, de la place Mohammed V et du boulevard Mohammed V autour du Marché central», soulignent les organisateurs.
A cette occasion, seront mis à disposition des Casablancais et personnes désireux de (re)découvrir la cité blanche et ses principaux monuments, 130 «volontaires du patrimoine» chargés d’informer et de guider ces derniers durant leur visite (samedi et dimanche de 11h à 17h).
Plusieurs activités seront organisées en marge de cet événement dans la plupart des sites et monuments inscrits au programme desdites journées. En l’occurrence, des rencontres, conférences ainsi que des animations artistiques. Avec en prime, une journée dédiée aux élèves des établissements scolaires du Grand Casablanca qui réunira, vendredi 15 avril, jeunes et moins jeunes autour d’un événement exceptionnel et unique. L’objectif étant de «sensibiliser le maximum de gens à la richesse du patrimoine architectural du XXème siècle à Casablanca, à sa vulnérabilité, et surtout à l’obligation de conjuguer les efforts pour le sauvegarder et le protéger afin de bâtir et instaurer une mémoire collective pour nous tous, et pour les générations futures», explique-t-on.
Cette excellente aventure se fera en partenariat avec l’AREF (Académie régionale de l’éducation et de la formation), les différentes écoles (architecture, médiation culturelle, tourisme), les différents secteurs privés, les associations et les acteurs locaux, soulignent les organisateurs.
Préserver la spécificité de Casablanca, valoriser le patrimoine architectural, le tourisme culturel et la mémoire collective. Telles étaient les grandes lignes qui ont conduit à la création, en 1995, Casamémoire, suite à la démolition  de la villa Mokri de l’architecte  Marius Boyer.
Pour rappel, la Journée internationale des monuments et des sites a été instituée, à l’échelle mondiale, dans le but de «sensibiliser le grand public à la diversité du patrimoine dans le monde et aux efforts que requièrent sa protection et sa conservation, et permet également d’attirer l’attention sur sa vulnérabilité».


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Coupes africaines : Les favoris restent en course

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Les pelouses africaines ont été en cette fin de semaine à l’heure des huitièmes de finale retour de la Ligue des champions et de la Coupe de la CAF.
En Ligue des champions, la logique a été respectée, avec en premier la qualification des deux représentants du football national, le WAC et le Raja. Le Wydad s’est qualifié aux dépens des Nigérians de Canon Pillars, après avoir forcé le nul blanc, alors qu’à l’aller, il s’était imposé par deux à zéro.
Au tour des huitièmes de finale, le WAC a hérité du tenant du titre TP.Mazembe. Le fait que le WAC devra accueillir en premier, pour la troisième fois, a déplu  au coach Rajhi Fakhreddine, car cela favorise en quelque sorte l’adversaire.
Les Congolais du TP.Mazembe avaient sorti les Tanzaniens de Simba, défaits lors des deux manches : 3-1, 3-2.
Le Raja, tombeur du Stade Malien (aller : 1-2, retour : 1-0) affrontera en huitièmes de finale les Ivoiriens de l’ASEC Mimosas. En raison du climat d’insécurité qui règne en Côte d’Ivoire,cette rencontre se jouera en une seule manche à Casablanca. Une chance pour les Verts mais à double tranchant. En cas de faux pas à domicile, les protégés de Fakhir n’auront pas l’opportunité de se rattraper.  De son côté, le club tunisien de l’Espérance aura apparemment la tâche facile face au Diaraf du Sénégal. Les Tunisiens qui connaissent bien la compétition africaine tenteront de faire le plein lors du match aller en Tunisie et de se qualifier à la phase des poules. L’autre club tunisien engagé en Ligue des champions, à savoir le Club Africain aura la tâche plus ardue puisqu’il a hérité d’un gros morceau en l’occurrence le Hilal du Soudan. Les Tunisiens auront la chance de jouer le match retour à domicile. Les clubs algériens ne seront pas mieux lotis puisque l’Entente de Sétif ira croiser le fer avec Cotonsport Garoua au Cameroun , alors que le Mouloudia d’Alger évoluera en match aller en Angola face à l’Inter Club.
Quant au club nigérien d’Enyimba il accueillera en huitièmes le vainqueur lors du match qui doit se dérouler entre Dynamos et Al Ittihad libyen au Zimbabwe.
A signaler que ces huitièmes de finale de la Ligue des champions d’Afrique se joueront du 22 au 24 avril pour les matchs aller et du 6 au 8 mai pour les rencontres retour. Les vainqueurs seront qualifiés pour la phase des groupes tandis que les vaincus seront versés dans la Coupe de la CAF.
En Coupe de la CAF justement, le FUS affrontera à domicile les Angolais de Primeiro Agosto au moment où le MAS accueillera les Soudanais d’Al Khartoum. Quant aux Jdidis du DHJ, ils recevront le modeste club d’Adema de Madagascar.
De son côté, l’Etoile du Sahel, l’un des prétendants au titre cette saison ira au Nigeria pour y affronter Kaduna United. Par ailleurs, le Sunshine Stars du Nigeria reçoit Africa Sports de la Côte d’Ivoire et les Egyptiens du Haras Al Houdoud accueilleront Motema du Congo. Quant au club congolais de Lupopo, il évoluera chez lui face au club kenyan du Sofapaka. Les vainqueurs affronteront les battus  du 3 ème tour de la Ligue  des champions. 


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Echanges franco-marocains : Les élèves de Salaheddine Elayoubi visitent la France

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2863987 4049011 Echanges franco marocains : Les élèves de Salaheddine Elayoubi visitent la France
Le lycée Salaheddine Elayoubi à Safi organise depuis le 4 jusqu’au 11 avril 2011 un voyage culturel en faveur de 20 élèves et cinq accompagnateurs dont trois professeurs du lycée, un directeur de collège et un coordinateur représentant l’Association des enseignants des mathématiques à Safi.
Cette initiative constitue le fruit d’une collaboration lancée par le  lycée professionnel français:  Valentine L’abée de La Madelaine situé dans la région de Pas-de-Calais au nord de la France et approuvée par le lycée Salaheddine Elayoubi à Safi .
Une première visite effectuée par une délégation d’élèves et de professeurs français  en octobre 2009 a permis de monter une bibliothèque dotée de six cents ouvrages dans le lycée. Mais ces livres sommeillent toujours dans leurs rayons dans l’attente d’un bibliothécaire.
De par l’importance du projet et son impact positif  sur les élèves et les enseignants des deux établissements car il offre une possibilité d’ouverture sur d’autres horizons culturels, l’échange s’est soldé par l’actuel voyage retour.
Ce voyage totalement subventionné par la partie française, à part une modeste contribution des enseignants marocains, est dûment préparé par les élèves du lycée Salaheddine et leurs encadrants, conscients de leur rôle d’ambassadeurs, les élèves ont préparé une série d’activités culturelles et artistiques qu’ils vont présenter à leurs camarades français. De leur côté, ces derniers se sont attelés à la tâche depuis quelques mois pour assurer à leurs visiteurs un séjour culturel passionnant et convivial.
Il va sans dire que le jumelage culturel  enrichit les liens d’amitié entre les pays et assure aux jeunes une bonne intégration dans un monde où les moyens d’information ont banni les  frontières. Il est donc primordial d’encourager ce genre d’initiatives qui, force est de le constater, n’a  bénéficié d’aucun  soutien financier de la partie marocaine excepté celui de l’Association de l’enseignement des mathématiques et des  cotisations des élèves et enseignants.


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Ligue des champions et Coupe de la CAF : Le cinq sur cinq des clubs marocains

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2863818 4048772 Ligue des champions et Coupe de la CAF : Le cinq sur cinq des clubs marocains
Après le Raja, le FUS et le DHJ, le WAC et le MAS sont parvenus dimanche à franchir le cap des seizièmes de finale des coupes africaines des clubs.
Ainsi, le Wydad a rejoint le Raja au tour des huitièmes de finale de la Ligue des champions et ce, après avoir forcé un nul blanc aux Nigérians de Canon Pillars lors du match retour disputé au stade Sani-Abacha. Le WAC avait fait l’essentiel au cours du match aller en s’imposant par deux buts à zéro.
Seule fausse note pour les Rouges est la suspension d’Ayoub El Khaliki qui a écopé d’un second carton jaune et sera absent lors du match des huitièmes de finale où les Casablancais auront à croiser le fer avec la solide formation de TP Mazembe.
Comme précité, le Raja avait obtenu son billet de qualification samedi, au Complexe Mohammed V à Casablanca, après avoir surclassé le Stade Malien par un à zéro, but de Mamadou Baila.
Au tour des huitièmes de finale dont les matches aller sont programmés pour les 22, 23 ou 24 avril et ceux du retour entre le 6 et le 8 mai, le Raja a hérité d’un sacré morceau, l’ASEC Mimosa. Cette explication entre les Verts et la formation phare d’Abidjan se jouera en un seul match à Casablanca et ce, en raison du climat d’insécurité qui règne en Côte d’Ivoire.
En Coupe de la Confédération africaine de football, là aussi les clubs marocains engagés ont réussi la passe de trois. Le dernier à avoir balisé son chemin pour le tour des huitièmes de finale est le Moghreb de Fès qui a surclassé l’équipe du Sahel du Niger (2-1), dimanche, au match retour en dehors de ses bases. A l’aller, les Fassis ont été accrochés et c’est le nul blanc qui avait prévalu.
Les buteurs fassis lors de cette rencontre ont été Kader Fall (11è) et Mohamed Chihani (82è), alors que l’unique réalisation des locaux est à mettre à l’actif d’Aboubaker.
Quant aux deux autres formations du terroir, le DHJ et le FUS, engagées dans cette C2 continentale, elles ont décroché leurs tickets samedi. Les Jdidis se sont qualifiés aux dépens des Tunisiens de l’Olympique de Béja, après avoir remonté leur retard de l’aller qui était de deux à zéro. Ils ont scellé le sort de l’explication du retour par trois buts nets, à mettre au compte d’Adil Karrouchi et Rafik Abdessamad, auteur d’un doublé.
Le FUS, tenant du titre, a obtenu son billet depuis Dakar, malgré sa défaite par 2 à 1 devant l’équipe de Touré Kunda (Aller : 2-0 pour le Fath).
L’équipe du Fath a ouvert le score en premier par l’entremise d’Abdelilah Mansour, avant de concéder deux buts en seconde période, œuvres d’Ame Diallo et Cheikh Jamb. Sachant que les Sénégalais ont raté un penalty qui fut contesté par le FUS.
Au tour des huitièmes de finale (aller: 22-24 avril, retour: 6-8 mai), le FUS affrontera les Angolais de Primeiro Agosto, le DHJ jouera les Malgaches d’Adema et le MAS donnera le ton au vainqueur du match entre les Soudanais d’Al Khartoum et les Libyens d’Al Nasr.


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Ligue des champions et Coupe de la CAF : Mission accomplie pour le Raja, le DHJ et le FUS

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2863265 4048034 Ligue des champions et Coupe de la CAF : Mission accomplie pour le Raja, le DHJ et le FUS
Le Raja de Casablanca en Ligue africaine des clubs champions et le FUS de Rabat et le Difaâ Hassani d’El Jadida en Coupe de la CAF sont parvenus samedi à baliser leur chemin pour le tour des huitièmes de finale de ces deux épreuves continentales. Restent le Wydad en C1 et le Moghreb de Fès en C2 qui devaient disputer hier en dehors de leurs bases les matches retours des seizièmes de finale face respectivement à Canon Pillars du Nigeria et au Sahel du Niger.
Le Raja recevait au Complexe Mohammed V à Casablanca la formation du Stade Malien. Un adversaire de taille, bien connu sur la scène continentale qui s’était rendu à la métropole avec l’avantage d’une courte victoire réalisée à l’aller : 2-1. Un résultat qui n’était pas fait pour inquiéter outre mesure les Verts qui ont pris le match du bon bout. Bien appliqués, les hommes de M’Hamed Fakhir n’ont pas eu besoin d’un round d’observation pour multiplier leurs assauts. Et il était donc tout à fait logique de voir leurs efforts récompensés par un joli but à la 40ème minute signé Mamadou Baila.
Menés au score, les Maliens, vainqueurs de la Coupe de la CAF en 2009, ont cherché par tous les moyens à remettre les pendules à l’heure. Ils ont dominé la seconde période, mais ils ont buté sur un Raja décidé à franchir ce cap au grand bonheur de son public.
Si le Raja a souffert pour décrocher son billet, le DHJ a déroulé comme il ne l’a jamais fait durant toute cette saison. Battus par les Tunisiens de l’Olympique de Béja à l’aller par deux à zéro, buts signés au temps additionnel, les Jdidis avaient un sérieux retard à remonter au cours de ce match retour, disputé devant un nombre réduit de
spectateurs.
Conduits par leur nouveau coach Jawad Milani, les Doukkalis tenaient à cette qualification devant remettre sur scelle l’équipe, calmer les esprits chauffés de la demeure, redonner confiance aux joueurs et conforter le public.
Une qualification qui tombe à pic, d’autant plus que la victoire s’était faite avec la manière. Les Jdidis ont frappé trois fois grâce à Adil El Karouchi, meilleur élément sur le terrain, à la demi-heure de jeu, et Rafik Abdessamad, auteur d’un doublé à la 70 et 81èmes minutes.
Le FUS, tenant du titre, n’a pas été en reste, obtenant son billet depuis Dakar, malgré sa défaite par 2 à 1 devant l’équipe de Touré Kunda (aller : 2-0 pour le Fath).
Le FUS a ouvert le score en premier par l’entremise d’Abdelilah Mansour (43ème mn), avant de concéder deux buts en seconde période, œuvres d’Ame Diallo (73è) et Cheikh Jamb (87è). Sachant que les Sénégalais ont raté un penalty qui fut contesté par le FUS. A l’issue de cette rencontre, l’entraineur du FUS, Houcine Ammouta, a fait savoir dans une déclaration rapportée par la MAP que “la mission a été bien accomplie, la qualification s’est jouée en deux manches et finalement on a pu se qualifier avec une jeune équipe qui souffre de l’absence de six joueurs titulaires, trois ayant préféré évoluer sous d’autres cieux et trois autres blessés, qui n’ont pas pu faire le déplacement à Dakar”. Et d’ajouter qu’”on n’a pas douté un moment. Avec l’expérience acquise en ces compétitions africaines, la confiance est là et l’on envisage avec optimisme et enthousiasme les prochaines étapes de cette Coupe de la CAF”.


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Le Syndicat démocratique de la justice dénonce le désengagement du gouvernement : Les greffiers repartent en grève

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Le feuilleton  greffiers/ministère de la Justice était devenu désespérément ennuyeux. On croyait avoir de bonnes raisons d’estimer qu’il s’était terminé en happy end. Mais voilà que les grèves reprennent à partir de demain pour s’étaler sur trois jours, les 5, 6 et 7 avril.
Le Syndicat démocratique de la justice (SDJ-FDT) s’était bien engagé, le 14 février dernier, à suspendre ses mouvements de grève et toutes formes de protestation au sein des tribunaux jusqu’après avril pour laisser le temps au ministère de relancer un dialogue serein et sur de bonnes bases au sujet du projet du statut des greffiers. Le SDJ n’ayant rien vu venir est donc  passé à l’action.  Outre ce débrayage, le SDJ a décidé d’organiser un sit-in  vendredi 22 avril devant le siège du ministère de la Justice pour dénoncer la prévarication et  les corrupteurs.
En effet,  à l’issue de sa réunion qui a eu lieu jeudi dernier et après avoir constaté le désengagement du gouvernement quant aux dispositions de l’accord signé entre les deux parties en février dernier notamment l’amendement  de l’article 4 du statut général de la Fonction publique, et de l’article I du décret 403 fixant les conditions d’avancement des fonctionnaires de l’Etat dans le grade ou le cadre, le SDJ a déclaré, via un communiqué rendu public,  qu’il n’est plus concerné par l’accord du 14 février.
Le ministère de la Justice et le Syndicat démocratique de la justice (SDJ), affilié à la Fédération démocratique du travail (FDT), avaient signé, cet  accord  qui permettra aux fonctionnaires du greffe de bénéficier d’un statut particulier incitatif.
En contrepartie, le gouvernement s’est engagé à mettre en marche le processus d’aboutissement des amendements législatifs et réglementaires, en engageant un dialogue avec le Syndicat au sujet du projet de statut des greffiers, dont les résultats définitifs seront présentés ce mois.
Selon ledit  accord, il a été convenu également de procéder au versement immédiat des émoluments dus aux fonctionnaires au titre de l’année 2010, outre l’entame des procédures de versement des indemnités du compte spécial portant sur les six premiers mois de 2011, sachant que celles-ci seront versées à partir de juillet prochain.
A rappeler que le Conseil de gouvernement avait  adopté, un projet de loi permettant de doter les fonctionnaires du greffe d’un statut particulier. Cette adoption intervient en réponse aux Hautes orientations Royales contenues dans le discours du 20 août 2009, dans lequel le Souverain avait souligné la nécessité de réformer le statut des magistrats, et ce en relation avec la mise au point d’un statut des greffiers, avait indiqué le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Khalid Naciri, lors d’un point de presse au terme de ce Conseil.


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Qui a mandaté le ministre des Affaires étrangères ? : Taïeb El Fassi en super VRP de la réforme constitutionnelle

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Depuis quelques jours, il est sur toutes les chaînes de TV françaises, écumant les plateaux de télévision pour «vendre» le nouveau destin constitutionnel du Maroc. En super VRP, Taïeb El Fassi, le ministre des Affaires étrangères, multiplie les interviews. Enorme sourire aux lèvres, le ministre explique la nouvelle réforme de la Constitution dont les grands axes ont été annoncés dans le discours Royal du 9 mars. On peut ne pas être d’accord avec Taïeb El Fassi qui affirme haut et fort que le Maroc a fait très tôt le choix de la démocratie en adoptant le multipartisme comme le nasserisme. On peut toujours lui rétorquer que le multipartisme est parfois de façade et lui rappeler que des centaines et des centaines d’hommes et de femmes qui ont fait le rêve de démocratie ont été torturés, privés de liberté, et jetés aux oubliettes chez nous. Mais tel n’est pas le problème. M. El Fassi, ministre de souveraineté échappant à tout contrôle, a le droit d’interpréter l’histoire à sa manière, la politique n’ayant jamais été exactement sa tasse de café du matin. Les députés se souviennent encore de ses sorties contre les parlementaires qui auraient dû, selon lui, empêcher le parlement européen d’adopter une résolution condamnant le Maroc lors des événements de Gdim Izik. Mais ceci est une autre histoire.
Revenons-en à la communication menée à l’international par M. Taïeb El Fassi. Des questions essentielles se posent et demandent des réponses. Les passages du ministre des AE sur France  24 et LCI pour vanter les avancées de la nouvelle Constitution en gestation –un projet essentiellement politique- ont-ils été décidés dans un cadre gouvernemental? De tels passages s’inscrivent-ils dans une stratégie de communication gouvernementale? Qui a mandaté M. Taïeb El Fassi? Et une telle décision, celle d’ériger M. Taïeb  El Fassi en «communicator» du Royaume, a-t-elle été prise ailleurs, c’est-à-dire dans d’autres centres du pouvoir alors que c’est le gouvernement conduit par M. Abbas El Fassi qui doit être aux premières lignes?
Ce sont là autant d’interrogations qui mettent mal à l’aise ceux et celles qui font le pari d’une nouvelle page constitutionnelle s’ouvrant dans notre pays. De nouvelles pratiques, de nouvelles manières de faire pour que les centres de pouvoir ne soient plus diffus et  incontrôlables n’accepteraient de M. Taïeb El Fassi d’aller porter la bonne parole constitutionnelle auprès de l’opinion publique française que si la décision en était prise par le chef de gouvernement. Un argument de plus dans le plaidoyer  de tous les démocrates qui en appellent à la suppression des ministères de souveraineté, un concept qui n’a aucun fondement ni constitutionnel ni juridique.

Une étrange division
des tâches

La réforme de la Constitution est un dossier éminemment politique. La revendication d’une révision de la loi suprême est venue de partis démocratiques, essentiellement l’USFP qui en a fait la résolution principale de son 8ème Congrès et l’objet d’un mémorandum détaillé adressé au Roi en mai 2009.
Question : pourquoi les partis semblent-ils être exclus de cette communication à l’international? Ne sont-ils pas finalement les mieux outillés pour présenter cette réforme qui n’est pas celle d’une partie seulement mais de tout un peuple ? Une sorte de division des tâches semble avoir été décidée. Aux partis, le local à travers les débats sur la réforme constitutionnelle dans les télévisions et radios nationales,  l’international étant du ressort, pour le moment exclusif du ministre des Affaires étrangères. Un peu comme si l’étranger était une affaire bien trop sérieuse pour être laissée aux mains des partis politiques !
Une nouvelle Constitution sera adoptée dans les prochains mois. On parle de séparation et d’équilibre des pouvoirs, on parle d’un gouvernement issu des urnes et responsable, on parle aussi de chef de gouvernement responsable de son programme et de ses troupes. On se prend à rêver de centres de pouvoirs inconnus, de gouvernements parallèles, de décisions prises ailleurs comme à autant de pratiques à jamais enterrées. La nouvelle Constitution s’écrira aussi à l’aune des rapports de forces entre les uns et les autres. Le devoir de veille et de vigilance est plus que jamais essentiel d’autant que les résistances s’organisent déjà. La démocratie n’a jamais été un long fleuve tranquille.


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Ligue des champions et Coupe de la CAF : Tâche ardue pour les clubs marocains

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2858090 4039587 Ligue des champions et Coupe de la CAF : Tâche ardue pour les clubs marocains
Les clubs marocains aborderont en cette fin de semaine les péripéties des matches retour des seizièmes de finale des Coupes africaines. Des rencontres bien loin d’être gagnées d’avance, mais l’objectif est des plus claires : franchir ce cap, sinon ça sera un autre coup de massue qui s’abattra sur une discipline qui peine à trouver la cadence salvatrice sur la scène continentale.
En Ligue des champions, c’est le Raja qui ouvrira le bal, en donnant le ton samedi à 20 heures au Complexe Mohammed V à Casablanca au Stade Malien. Les Verts défaits à l’aller par deux à un ont un petit but de retard à remonter. Sur le papier, c’est plus que jouable, mais il faut tout de même se méfier de cette formation malienne habituée aux joutes africaines.
M’Hamed Fakhir pourra compter sur l’ensemble de son effectif y compris Tir et Metwalli, suspendus par le comité du club lors du match aller. Le staff technique des Verts a également décidé de ne tenir aucune séance d’entraînement vendredi en vue de reposer les joueurs qui auront fort à faire le lendemain samedi devant un Stade Malien qui, lui aussi, sera privé des services de son attaquant Coulibaly, buteur de la première manche.
Le second représentant du football national en cette C1 continentale, à savoir le WAC, se produira, dimanche à 15 heures en dehors de ses bases, où il sera attendu de pied ferme par l’équipe nigériane de Canon Pillars. Les protégés de Rajhi Fakhreddine, vainqueurs à l’aller par deux buts à zéro, sont conscients que la qualification se jouera au cours de ce second acte. Ils doivent faire sans leur meneur de jeu Mohamed Berrabeh, qui a contracté une blessure lors du match Maroc-Botswana, Ayoub Skouma, suspendu, ou encore Houcine Zidoune. Les désagréments ne s’arrêtent pas à ce niveau, car Ahmed Ajeddou et Abdelhak Aït Laârif restent incertains en raison de pépins de santé.  Pourvu que ces forfaits ne perturbent pas pour autant les schémas tactiques du coach Fakhreddine, devant un adversaire qui tâchera de jouer à fond ses chances. Aux Wydadis donc de contenir la fougue des éléments de Canon Pillars et de négocier intelligemment les péripéties de cette explication qui s’annonce indécise pour les deux parties.
En Coupe de la CAF, le FUS, tenant du titre, se trouve depuis mercredi à Dakar pour préparer sa sortie contre l’équipe sénégalaise de Touré Conda, prévue samedi au Dempa Diop à partir de 15 heures.
Le Fath, qui s’était imposé à l’aller par deux buts à zéro, abordera cette rencontre avec un léger avantage qui ne devra en aucun cas décourager l’équipe adverse qui aura à cœur de pouvoir s’offrir le champion sortant.
L’expérience cumulée par les Fussistes en ce genre de compétition leur sera d’un grand apport, ce qui devra certainement faire oublier les absences de Jamal Treiki et Hamid Boujar. Samedi, toujours pour le compte de la Coupe de la CAF, le DHJ accueillera, à 16 heures au stade El Abdi à El Jadida, l’Olympique Béja de Tunisie. Les Jdidis doivent remonter le handicap de deux buts s’ils veulent prolonger leur parcours africain. Mission compliquée, certes, mais réalisable, d’autant que le Difaâ sera soutenu par son public nullement tenté par un petit tour et puis s’en va.
Dimanche en nocturne (20h00), ça sera au tour du MAS de boucler la boucle en affrontant à Niamey l’équipe du Sahel du Niger. A l’aller, les deux protagonistes se sont quittés sur un nul blanc, résultat qui n’avantage guère outre mesure les Nigériens. Aux Fassis de tirer profit de cette donne, surtout que rien n’est encore joué. 

Programme

Ligue des champions
Samedi à 20h00 : Raja-Stade Malien
Dimanche à 15h00 : Canon Pillars-WAC

Coupe de la CAF
Samedi à 15h00 : Touré Conda-FUS
Samedi à 16h00 : DHJ-Olympique Béja
Dimanche à 20h00 : Sahel-MAS


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Arts plastiques : Hommage à Meriem Mezian et Chaibia Talal

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2858026 4039486 Arts plastiques : Hommage à Meriem Mezian et Chaibia Talal
Du 28 mars au 8 avril, la galerie de la Fondation de la Mosquée Hassan II abrite une exposition collective qui rassemble 20 femmes artistes peintres, et ce, en hommage à deux grandes figures de la peinture marocaine féminine, Meriem Mezian et Chaibia Talal. Cette exposition organisée à quelques jours après la Journée mondiale de la femme tend, en effet, à mettre la lumière sur les talents féminins marocains tout en mettant l’accent sur ces deux pionnières. L’idée est d’autant plus judicieuse qu’elle va permettre aux jeunes artistes de connaître les œuvres de Meriem Mezian et Chaibia, qui ont marqué le temps et les esprits. Meriem Mezian, à la différence de Chaibia a donné naissance à une œuvre académique basée sur une grande connaissance du traitement de la matière surtout lorsqu’il s’agit de détail. Et puisqu’elle avait opté pour le figuratif comme mode d’expression, elle a trouvé dans le Maroc un terrain aussi riche que diversifié. En effet, les scènes de la vie quotidienne, l’arrière-pays, la nature, tout comme les sujets de portraits habitent l’œuvre de Meriem Mezian qui était non seulement l’une des artistes peintres figuratifs les plus en vue, mais aussi une orientaliste dans sa démarche et dans sa façon de capter et de découper l’idée du thème pour en tirer la quintessence. Aussi, sa façon de traiter les couleurs et la finesse de la texture donnent un éclat particulier à ses toiles et les dotent d’une profonde consistance. C’est une perception un peu spéciale dans la mesure où elle souligne fortement la présence de l’élément humain du fait que Meriem Mezian a évolué entre deux cultures, entre le Rif et le sud de l’Espagne. La luminosité dans cette partie du pourtour méditerranéen est d’ailleurs très présente dans son œuvre, tout comme les paysages dans les deux rives et qui partagent bien des points communs. L’œil observateur et scrutateur de l’anthropologue est très perceptible aussi bien au niveau des thèmes qu’au niveau des couleurs que Meriem Mezian choisit minutieusement pour donner l’âme qu’il faut à ses sujets. Chaibia Tallal, elle, est un phénomène d’une autre dimension. Elle représente aussi bien la femme révoltée qui a défié les tabous que la femme authentique qui tient beaucoup aux valeurs. Chaibia a créé un style inédit. Relayant gaieté et spontanéité, alternant couleurs vives et criardes, embrassant les symboles profonds d’un inconscient ancestral marqué par la gravité  du trait et la signification du signe, les travaux de Chaibia sortent de l’ordinaire. Certes  l’ordinaire n’a pas de place dans l’art, mais disons que  son œuvre a constitué une révolution plastique et heurté des préjugés et stéréotypes révolus.
Le rayonnement de son œuvre est devenu, sans conteste, l’expression d’un courant qui se démarque complètement des écoles conventionnelles. Il faut dire que l’œuvre de Chaibia a intrigué plus d’un observateur et critique. Sa sensibilité, sa limpidité et son authenticité en font une œuvre généreuse qui dégage beaucoup d’affection. Les plus grands musées l’ont exposée et les plus grands critiques l’ont analysée et de tout cela, il ressort qu’il s’agit d’une œuvre unique et singulière. Chaibia représente, en effet, la gaîté et la joie de vivre aussi bien dans sa peinture que dans sa façon d’être. Pour son authenticité, sa franchise et sa générosité, elle était très aimée en tant qu’artiste et en tant que personnage. L’inoubliable  Chaibia demeurera un symbole et un model à suivre. C’est donc à un grand événement artistique que les amateurs de la peinture et le grand public vont pouvoir assister. L’exposition collective des vingt femmes est une opportunité pour découvrir et surtout pour rendre hommage à deux figures de proue de la peinture et de l’art marocain en général.


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France: la démocratie inutile

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2858072 4039551 France: la démocratie inutile
Le contraste est saisissant : alors qu’au sud de la Méditerranée des peuples brisent leurs chaînes au péril de leurs vies pour gagner leur droit à la démocratie, en France, le peuple ne va même plus voter. Comment se fait-il que des élections cantonales, qui devraient être le symbole de la «démocratie locale», n’aient attiré que si peu d’électeurs ? Comment comprendre que le taux d’abstentionnisme se rapproche de celui des européennes – bien plus «éloignées» ? Car avec 55,68% et 55,19% d’abstention respectivement aux premier et deuxième tours des élections cantonales, le message parait clair : le peuple boude la démocratie locale française. Ou serait-ce en fait… l’inverse ?
La première raison de cet intriguant abstentionnisme réside sans nul doute dans le fait que la « démocratie locale » se joue dans le cadre de la décentralisation à la française, et que cette dernière fonctionne mal. La décentralisation part d’une bonne idée : à la séparation horizontale des pouvoirs, elle tente, sur le chemin du fédéralisme, d’ajouter une séparation verticale des pouvoirs. En rapprochant du terrain local la prise de décision politique, on permet non seulement une meilleure connaissance et une meilleure compréhension des besoins des administrés, mais ces derniers peuvent en théorie mieux contrôler leurs représentants. L’action politique devrait en sortir plus efficace.
Or, en France, la théorie ne se vérifie pas forcément dans la pratique. D’abord parce que la décentralisation n’en est pas une. En effet, le dirigisme et le paternalisme ont la vie dure : l’État central reste trop immiscé dans la vie locale, notamment en termes de financement. Sans autonomie fiscale et budgétaire au niveau local comment sanctionner l’action d’hommes politiques locaux ? Comment les tenir pour responsables ? Ensuite, parce que la décentralisation à la française a donné lieu à une effroyable complexité en termes de financements et missions croisés entre les différentes couches des collectivités territoriales qui s’amoncellent – souvent au nom de la simplification ! Ici aussi l’imputation de responsabilité est difficilement possible : la démocratie locale devient illisible.
La deuxième raison tient à une certaine « professionnalisation » de la vie politique française ayant pour conséquence que la sanction de l’homme politique par les urnes n’a pas un réel impact sur sa carrière. D’où ici encore, un problème de responsabilisation des hommes en charge de la gestion des affaires publiques. La tradition de grandes écoles pour former des fonctionnaires à vie à carrière politicienne est en partie coupable, quoiqu’elle semble moins jouer au niveau local. En outre, l’incapacité de la classe politique française à définitivement supprimer le cumul des mandats empêche de considérer logiquement qu’un homme politique ayant plusieurs mandats puisse dédier sincèrement son énergie à chaque niveau de responsabilités. Enfin, le « recasage » systématique quand des élections sont perdues induit une absence de prise de risque : la sanction des élections n’est qu’apparente pour les professionnels de la politique. Ici encore, comment croire à la responsabilité des élus ?
La troisième raison a trait à l’électoralisme local. Dans le contexte d’une déresponsabilisation engendrée par la fausse décentralisation, le clientélisme électoraliste a été grandement facilité, permettant la croissance presque incontrôlée du pouvoir politique local. Et cette tendance se retrouve à droite comme à gauche : il n’y a pas de différence politique majeure entre courants sur les stratégies locales de développement. Les recettes sont sensiblement les mêmes et consistent à asseoir des fiefs électoraux par l’achat de voix via la redistribution locale et la solidification d’une bureaucratie locale de « soutien ». Dès lors, le vote perd de son intérêt puisque, d’une part, les stratégies politiques sont similaires et, d’autre part, émerge l’impression que le système est verrouillé – et donc peu démocratique, quelle que soit la couleur de la majorité et ce, d’autant que le mode de scrutin favorise les grandes formations. Comme pour l’Europe, le sentiment est que la « démocratie » se fait de toutes les façons sans nous.
La combinaison de ces raisons, dont certaines se retrouvent en matière de politique nationale, peut nous éclairer sur la défiance française à l’égard de la politique locale. La sensation d’une « démocratie inutile » persistera tant que la politique locale (et nationale) ne sera pas libérée des tares du dirigisme, du corporatisme politique et de l’électoralisme – en bref, tant que nos hommes politiques ne seront pas responsabilisés. Mais le veulent-ils ? Voilà sans doute des leçons à tirer et des pièges à éviter pour nos amis d’Afrique du Nord qui mettent en place actuellement de nouvelles constitutions afin d’accéder enfin à la démocratie.

 * Analyste sur  www.UnMondeLibre.org.


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